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Weblog visant à favoriser le débat entre socialistes européens refusant le virage néo-libéral ambiant... et quelques petites autres dérives autoritaires...
Rétrolecture 1965 "Pour Marx", par Nicolas Weill LE MONDE | 29.07.08 | 13h22 • Mis à jour le 29.07.08 | 13h22 - édition datée du 30 juillet 2008 ès qu'on évoque aujourd'hui une oeuvre qui touche de près ou de loin à la sphère du marxisme, on croit de bon ton de préciser aussitôt qu'il s'agit d'un "continent disparu" dont l'exploration n'aurait qu'un intérêt archéologique. C'est passer un peu vite sur la vitalité nouvelle qu'a acquise, au cours des quinze dernières années, la philosophie inspirée par Marx et Engels. De nombreuses tentatives d'actualisation et de réévaluation ont transformé cette jachère en un domaine singulièrement actif. Une telle réappropriation aurait-elle été possible sans le rafraîchissement du marxisme par la philosophie opéré plusieurs décennies plus tôt grâce à l'austère travail de Louis Althusser (1918-1990), dont Pour Marx, en 1965, sera la spectaculaire révélation ? Bien sûr, la vie de ce professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure (il fut […]
Comment fonctionne le petit monde des militants et des élites socialistes ? En disséquant la "société des socialistes", Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki dressent le portrait à la fois sombre et pathétique d'un parti recroquevillé sur lui-même au grand désespoir de ses militants. suite de l'article précédent... Les auteurs insistent sur le fait que ce sont ces liens rompus et la faible implantation du PS qui "[accroissent] la volatilité de l'électorat socialiste, condamnant le PS à faire fluctuer sa ligne idéologique". Cela éclaire aussi les raisons de l'usage intensif des sondages si déterminant dans la désignation interne de novembre 2006 : "Faute de réseaux puissants irriguant la société, les élites socialistes [et toutes tendances ou sensibilités confondues] sont de fait conduites à s'appuyer sur des formes de production non "mobilisée" de l'opinion publique comme les sondages". Et ce n'est sans doute pas non plus un hasard si la vision […]
Comment fonctionne le petit monde des militants et des élites socialistes ? En disséquant la "société des socialistes", Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki dressent le portrait à la fois sombre et pathétique d'un parti recroquevillé sur lui-même au grand désespoir de ses militants."Il faut avoir le coeur bien accroché pour rester au PS."Propos paradoxal d'un militant socialiste lillois, que le lecteur fera sans doute sien s'il lit jusqu'au bout le riche essai que Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki viennent de consacrer au Parti socialiste. Sans parti pris, ils dressent, à coup de statistiques, de rappels historiques et d'une enquête de terrain, un tableau clinique très sombre du prinicipal parti de la gauche française. Partant de la conviction que "pour comprendre ce que font et disent les socialistes, il faut comprendre ce qu'ils sont et la société qu'ils forment", ils décrivent un parti de plus en plus hermétique, homogène socialement et ayant du mal à […]
J'ai commencé à lire le dernier bouquin de Jacques Attali, une brève histoire de l'avenir. Au regard du marasame idéologigue et culturel dans lequel se trouve la gauche et le Parti socialiste (nous y reviendrons à l'occasion d'une autre note), je me suis dit que malgré les divergences politiques que je pouvais avoir avec Jacques Attali, celui-ci avait tout de même un recul, une réflexion et une profondeur de vue qui pouvait être utile.Bon pour le moment, je me suis tapé l'avant-propos et les deux premiers chapitres, et jusqu'ici je reste sur ma faim. En effet, le prologue vise à nous mettre en garde sur les risques que comporte l'avenir entre trois hypothèses à horizon 2050 : hypermarché, hyperconflit, hyperdémocratie... Il prévient qu'il existe des lois de l'histoire que l'on peut déduire des centaines de milliers d'années passées par l'être humain sur la Terre et que ces lois peuvent nous permettre de prédire et surtout de prévenir la course des évènements, donc dans l'optique […]
Les vacances ont cela de bon qu'on peut profiter de moments de répits et s'attaquer en pleine détente aux bouquins qu'on vous a offert quelques semaines plus tôt.Je m'attaque donc depuis quelques temps aux BD que j'ai trop longtemps laissées de côté, et que mon épouse m'a positivement dénichées pour mon anniversaire.Mon coup de foudre de la semaine s'est donc porté sur "Les Mauvaises gens" d'Etienne Davodeau, primé au festival d'Angoulême de 2006.Voilà un beau livre que je qualifierai avant tout de touchant et d'humain. Les auteurs de bandes dessinées évitent souvent les "histoires vraies", alors un dessinateurs qui prend pour scénario la vie militante de ses propres parents, c'est le comble.C'est peu de dire que le sujet est traité avec respect et sans voyeurisme ou nombrilisme ; jusque dans son dessin l'auteur s'est appliqué à un certain "devoir de grisaille" qui doit concerner les choses sérieuses et seul permet la transmission d'un message en […]
À droite toute En librairie à partir d'aujourd'hui, mon livre sur la droitisation des sociétés occidentales (le phénomène se repère aussi en lisant les commentaires sur ce blog - c'est d'ailleurs un des éléments à l'origine de ce travail ;-) Ci-dessous la quatrième de couverture. Vous pouvez aussi lire la table des matières et l'introduction. Et si la France de 2007 était à droite comme rarement dans son histoire ? Le sens de l’histoire s’est retourné. La droite ne se bat plus dos au mur face à un progressisme conquérant. Portée par le dogme libéral et la vague de la mondialisation, elle cherche à remodeler la société. Nicolas Sarkozy incarne cette nouvelle droite française, post-nationale et débarrassée de ses anciens complexes. La force du candidat de l’UMP est de se situer au croisement des trois traditions de la droite distinguées par l’historien René Rémond. Sarkozy est «orléaniste» par ses convictions libérales, «bonapartiste» par son autoritarisme et «réactionnaire» dans […]
PIRATES, CORSAIRES ET FLIBUSTIERS PIRATES - Jean-Pierre Moreau Qui n'a pas, enfant, passé de merveilleux moments en compagnie du mystérieux John Silver, à suivre l'affrontement entre Rackham le Rouge et le Chevalier de Haddock, ou à frémir devant les tribulations du capitaine Blood ? Pirates... le mot fait trembler. Les clichés sont faciles : pavillon noir, abordages sanglants, or, argent et pierreries, amours sans frein, liberté, etc. Cet ouvrage nous dévoile une réalité n'ayant parfois rien à envier aux légendes. Les flibustiers, corsaires et pirates de chair et d'os étaient Basques, Bretons, Gascons ou Normands, Espagnols ou Britanniques. Certains étaient forts en gueule, d'autres avaient un grand coeur, quelques-uns furent des prédateurs psychopathes. Ils écumèrent les mers dès le XVIe siècle, traquant les galions isolés ou attaquant les colonies espagnoles. Cet ouvrage enrichit considérablement l'historiographie de la flibuste française et européenne, particulièrement aux […]
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